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Pauvre con
Au final, je suis pas vraiment paranoïaque, juste une bonne poire, juste un mec pas assez méchant, j'ai juste le pardon trop facile, j'ai juste l'audace d'accorder des secondes chances, j'ai juste la malchance de faire confiance à celles qui n'en valent pas la peines, j'ai juste des peurs qui s'avèrent à chaque fois fondée, juste pas de bol.
Cocaïne et dynamiques sociales
J'ai envie de danser ce train morne mais mes poumons à moitié bouchés me clouent au siège, je suis éveillé depuis 24h et pourtant je ne pourrais être plus alerte, même si mes genoux sont détruits, même si mes lèvres sont desséchées, même si mains tremblent, même si je suis au bord de la paranoïa, je suis là et je vis.
Zodiac Shit
Je crois que cette université m'a définitivement vidé de toute ma jeunesse et de toute mon inspiration, même la drogue, rien n'y fait, c'est fade.
Ja!
Si j'ai la gerbe en ce dimanche après-midi, c'est pas vraiment parce que j'ai trop bu et bouffé des benzodiazépines hier soir, non, c'est juste une résurgence de ma haine contre l'humanité, contre les videurs avec 3 neurones, contre les 70.- que j'ai dépensé hier soir, contre le train qui n'est pas là à 5h30, contre la nouvelle génération de hipsters-fils à papa-je m'habille comme un clown, contre la nouvelle génération de putes à wayfarer, contre les DJs qui font n'importe quoi parce qu'ils sont célèbres, etc, etc.
Turn Me Well
J'ai ravalé ma peine à coup de Tranxène, j'ai noyé mon chagrin dans le creux de tes seins, etc etc etc, désormais, tout va bien.
Just In Case
Cette douce brise bien trop fraîche pour un mois d'août me téléporte déjà en septembre, je me réjouis de changer de bocal et de bouffer de nouvelles algues.
Cryptic Motion #3
Cryptic Motion
Tout cela n'a pas de sens; cet été n'est pas dans notre réalité; nos consciences s'effritent; j'ai peur d'être sobre à nouveau.
I Have No Sister !
Une douche, un café, une cigarette, quelques milligrammes d'oxazépam, et voilà, c'est reparti pour un tour, ces vacances tournent en boucle.
Black Swan
Alpha as fuck, drunk as fuck, stoned as fuck, sale joueur de djembé qui vient me voler mon sommeil à l'aurore, pourquoi donc ai-je un trou dans la main pourquoi donc ai-je escaladé cette barrière sale ivresse qui repart de suite, et un joint qui tourne et il est 7 heures du matin, et j'ai encore 2h de train, et je cache mes yeux derrière mes lunettes et le soleil a l'air malade et ce dimanche est encore mort et j'ai encore cette machine dans ma tête, retourne dans la tempête, le train est arrivé emporte-moi comme si j'avais 17 ans comme si j'avais la vie devant moi, comme si le jour ne fait que se lever, comme si le monde s'efface, comme si la vie n'était que le matin dimanche, télétopmatin et femina, comme si on en avait quelque chose à carrer qu'Airbus vendent moins que Boeing, comme si on en avait quelque chose à foutre des Japonais crevés dans le train, comme si je supportais encore ta gueule de pute, comme si on pouvait noter une balade à vélo de 1 à 5, et à qui est cette armée, où est donc l'oeil du cyclone ?
Playgirl
Parfois, je trouve dommage qu'à notre époque plus personne n'ait de cause, mais seulement des idoles.
Where I'm Going / Main Street Electrical Parade
Il y a un sérieux problème de neurotransmetteurs dans l'histoire, j'crois qu'on est pas fait pour la réalité vraie, celle qui ne rigole pas et ne valse jamais, j'préfère les contes de fées avec du sirop dedans.
Sommer Sommer
Au fur et à mesure que le train avance, que mon alcoolémie redescend, et que ton maquillage coule, j’me rends compte que je te hais, que j’ai plus le choix, que t'as beau être mignonne j'ai quand même envie de vomir, que de toute façon j’ai juste un ego à remonter, j’ai juste une soirée de plus à oublier, arrête de faire comme si t'avais quelque chose à te reprocher, t'es qu'un moyen miss, t'es pas une fin, on se connaît peut-être pas mais je te connais déjà trop
Transmission
Je crois que je ne trouverai jamais le juste milieu entre lucidité et créativité, je me sens à peu près autant imaginatif qu'une calculatrice sous amphétamine. Disons que, sur une échelle de 1 à Boris Eltsin, je suis jaune.
This is the end, my only friend, the end
Voilà, je passe mes examens tranquillement et dans 2 semaines j'aurais baisé le système jusqu'à la moelle. Amen.
Back to basics : Hail To The Thief
Je crois que c'est reparti pour une de ces périodes sombres, où tout recommence tous les soirs.
Universe Factory #101
Voilà, plus que deux mois à se la couler douce et à profiter de l'adolescence, plus que six heures avant que mon réveil ne sonne, une demi-heure avant que mes paupières ne se ferment, et une cigarette avant que je finisse mon paquet.
Spring Spring Spring
Münich à 4 heures du matin, du chocolat dans mon lit et de l'alcool dans ma tête, glauque. Réveil dans 3 heures 30, les ombres dansent sur mes murs et moi je n'ai pas plus de cavalières, arrachées par les premiers trains du le matin. Baby du siehst gut aus, quand je serai sobre je te tuerai. Suicidez-moi, et ratez moi pas cette fois.
My Red Hot Car
Je suis peuplé de rêves étranges, étranger à moi-même dans cette ville si familière, aux nuits surréalistes et aux jours gris. Suicidez-moi.
This Orient
Marienplatz, Münchener Freiheit, Englischer Garten, Mocca Kaffee, Mojito, Mojito, Long Island, tes yeux bleus, Münich à 17 ans, c'est vivre dans un lieu et à une époque bien particulière.
"[...] Maybe it meant something, maybe not, in the long run. But no explanation, no mix of words or music or memories can touch that sense of knowing that you were there and alive in that corner of time in the world. Whatever it meant. There was madness in any direction, at any hour. You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning. And that, I think, was the handle - that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil."
"[...] Maybe it meant something, maybe not, in the long run. But no explanation, no mix of words or music or memories can touch that sense of knowing that you were there and alive in that corner of time in the world. Whatever it meant. There was madness in any direction, at any hour. You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning. And that, I think, was the handle - that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil."
Change of Heart
Le charme de ce qui m'échappe, de l'improbable, des nuits tourbillonnantes, de l'abandon de la réalité, de soi.
(1R,2R)-rel-2-(diméthylamino)méthyl-1-(3-méthoxyphényl)cyclohexanol
C'est la fréquence chimique de résonance neuronale d'êtres incandescents, c'est l'apogée du plaisir de vivre, c'est le bonheur en concentré, c'est la désinhibition totale. l'amour infini, c'est la vie.
Azure
Réveil sans kveis, accueillis par un soleil radieux, cigarettes en t-shirt sur la terrasse, j'espère qu'on est pas trop naïfs.
Stylo
Je me réveille, bois mon café, fume une cigarette, mets mes appareils dans une valise, mixe dans une cave, mignonne vingtenaire, quelques verres et un joint, vomis pendant 3 heures, des engelures dehors, il est 5 heures du matin, je rentre chez moi, je ne dors pas, je mange des surgelés, je me douche, je fais ma valise, train, avion, Rome, quelques églises, on ne dort pas non plus, l'avion du retour a du retard, je pose ma valise chez moi, un verre, puis deux puis quatre, puis c'est reparti.
Circling
Soirée trop cliché pour un adolescent trop blasé, la nuit ne se couche jamais et nous on couche toujours.
Whatever Works
Je me fiche de JE est un autre, je me fiche des conventions, je me fiche de la tempête, j'aime cette jeunesse cataclysmique, rien n'est grave.
This Could Be Beautiful (It Is Not)
Voiles déchirées, mât fracturé, coque abîmée, je me noie même dans un verre d'eau.
Revolte
Tandis qu'un flot de whisky emporte les 210 miligrammes de codéines, mon millier de neurones frémit d'impatience à l'idée de cette sauvage sédation. À l'aube d'une année nouvelle pleine, de promesses vaines.
Las
Adjectif
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | las /lɑ/ | las /lɑ/ |
| Féminin | lasse /lɑs/ | lasses /lɑs/ |
- Qui éprouve trop de fatigue pour continuer une chose commencée ou même pour la commencer.
- J’ai bien fait du chemin aujourd’hui, j’ai beaucoup travaillé, je suis las, bien las, fort las.
- Reposez-vous, si vous êtes las.
- Je suis si las que je n’en puis plus.
- Qui est importuné jusqu’au dégoût par quelqu’un ou par quelque chose.
- Je suis las d’entendre des sottises.
- Je suis las de ces impertinences.
- Il est las de la vie.
La rétrospective annuelle
Après un début d'année un peu chaotique, entre drogue et découverte du célibat, une fin de deuxième un peu tendue, Loèche, le club café clope quoi, avril tranquille, liberté intense, on profitait de notre jeunesse entre Orbe et Grandson, cigarettes au soleil. Fin d'année scolaire scolairement tendue, suivi de vacances d'été légendaires. Maison sans parents, coincés hors du temps et de la réalité, et Münich aussi. Münich, liberté totale, Joy Division et Siriusmo sur un balcon anonyme. Survoler la ville, portés par la drogue et la bière. Belles rencontre éphémères mais passionnées, qui se sont violemment éclatées contre un mur à la fin des vacances. Puis enfin, la 3ème année. Faire partie des plus grands, vachement cool. Mois de septembre flottant à 10cm au dessus du sol, freaky chemical kids for the win. Et puis merde, je me suis lancé, ça a marché, pendant un moment. Puis non, dégringolade en deux étapes. Chaos social, réunification dans la tourmente, apocalypse ce soir, 2010 j'arrive, et vite.
Oh momma, I wanna go surfin'
Accords de septième de dominante, arpèges, délai, réverbération, harmoniques, ondes carrées, filtre résonnant, modulation, transposition, seconde - tierce - quinte - octave - majeure - mineure - diminuée - augmentée, je suis presque aussi musical que plastique.
La solitude des nombres premiers
Je rêve à nouveau, et avec les rêves reviennent les insomnies. Encore une nuit froide et cristalline qui vient s'ajouter à cette adolescence conceptuelle.
Thieves
Et un rayon de soleil glacé me traverse la tête de part en part, et la réalité me transperce le corps tout en entier, tandis que mes neurones tentent faiblement de s'articuler et mes yeux de ne pas se fermer. Bouteilles vides, fumée froide, refoulement, schizophrénie.
Love Song For Dog
Encore un jour de plus à côtoyer toutes vos petites névroses, vos angoisses secrètes, vos pulsions refoulées. J'ai déjà assez de peines avec les miennes, merci. Vous êtes malades.
This Could Be Beautiful (It Is)
Je trouve qu'on avançait bien tous les deux. Dommage que les eaux calmes ne te plaisent pas, dommage que tu aies besoin de retourner dans la tempête, t'écraser à corps perdu dans les lames sans cœur, juste pour avoir l'impression de vivre. Je suis bien, seul sur mon petit voilier, à m'enivrer du temps qui passe. J'espère que tu te noieras.
Olympic Airwaves
Écrire n'importe quoi défoncé, c'est marrant un moment, mais faut pas pousser pépé dans l'escalier non plus. Malheureusement, la sobriété traîne toujours avec elle ce sale goût de déjà-vu, tandis que son amie la routine la suit, ponctuant chacun de ses pas par un vide insensible.
Happy House
Lance-moi dans l'espace, etc. Donc, je disais, les belles couleurs des phrases de Vian m'éveillent complètement, et pendant ce temps l'esprit apocalpyticonirique des rave des 90's m'envahit, c'est décidément la drogue des artistes. J'ai un peu peur de ne jamais pouvoir retrouver ces sensations, mais ça fait partie du charme. Ainsi les lumières se transforment en vibrations colorées, les sons rebondissent, l'âme virevolte, la réalité part en fumée. Enfin bref, le clavier.
Lips
Les guitares sont beaucoup trop désaccordées, pourquoi chantes-tu encore petit homme chauve des côtés, ton balancement sournois sur ta corde, tes cordes, m'agace. Détournes-toi donc de là, saute dans le vide. Quelle belle anti-harmonie, toute droit venue du futur, tu déroutes mes sens, mais est-ce que l'on sait où l'on va ? Est-ce que tu sais où tu vas ? Jacques le sait trop bien.
Intentions
Les vendredis soirs se suivent et se rassemblent, ressemblent, comme les gouttes d'eau sur ma vitre, les milles détours du temps me collent la nausée, j'aimerai descendre un moment. Alors les arbres crient, m'interrompent, et je ne suis plus la conversation, j'ai perdu le fil, je me retourne dans le couloir.
House of Cards
La vraie ivresse m'avait manqué, celle qu'on acquiert bière après bière, celle qu'on savoure comme au premier jour, celle qu'on regrette à la fin de la fête. J'ai des échos qui traversent ma tête de part et d'autres, la nostalgie qui remue ma conscience, un bruit assourdissant de déjà-vu qui se soulève du fond de mon âme. Je n'ai pas de sens, la vie n'a pas de sens - et là est son sens. Ainsi, disais-je, l'alcool m'anesthésie, amplifie ma perception, retourne mes sentiments, détruit mes inhibitions. J'aimerai retourner dans le ventre de ma mère, voire même ne pas être né - à défaut d'être mort. Dix-sept ans, toujours immortel ? On verra. Comme l'impression de vivre en parallèle du monde sensible, et si on rêvait ? Enfin bon "moi, la matrice et tout, j'en ai rien à foutre". En effet rien à foutre de la matrice, de toute façon, cogito ergo sum, donc bon, je pense que je suis, dans le doute, je devrai peut-être continuer. Retourne-toi. Un jour je me comprendrai, à défaut d'être compris. Bref, enchaînement de mots et de ponctuation à peu près complètement décousus, ça me reflète peut être. Sur ce, un coma.
D'ailleurs, le surréalisme n'est qu'une excuse - je vous merde.
D'ailleurs, le surréalisme n'est qu'une excuse - je vous merde.
Il est injuste que les briquets puissent décapsuler des bouteilles de bières alors que les décapsuleurs ne peuvent allumer de cigarettes.
J'oscille, comme un pendule émotionnel perpétuel qui balaie mon humeur à chaque balancement. J'ai beau sonder mon inconscient, je n'y trouve aucun problèmes, pas plus que dans ma vie. - "J'ai tout pour être heureux, mais-mais-mais-mais-mais pas stable." - Alors je me dis "C'est ma nature, ça ira mieux demain !", alors je m'échappe dans les paradis artificiels le temps d'une nuit, puis je me balance dans l'autre sens avec encore plus de violence. Ainsi, petit à petit je m'éloigne des gens, je m'isole avant de me faire isoler, je ne laisse rien transparaître, j'ai peur qu'on m'abandonne, je transforme la colère, la mélancolie et la frustration en haine. Je brûle comme Marie Curie et le polonium, je pense que je mourrai foudroyé par un orage chimique.
Vitalie
Vibration pénétrantes telles des séismes intersidéraux, l'odeur de l'humain qui veut mourir, hallucinations surréalistes, improbable, à l'improviste, mélange brûlant dans mon cou, cerveau en pagaille, et pendant ce temps le temps tombe comme une feuille sur un lac gelé, mais je saisis la beauté du bus pendant que je meurs, et je m'évanouis dans les replis du sofa.
No feelings.
La claire lueur de la pleine lune se reflète sur la vitre embuée tandis que mon désordre chimique irrigue mon imagination, comme l'impression que mes rares émotions ne sont pas réelles, que tout n'est qu'une illusion, la lune ne brille pas.
La Synthèse
On est nés à la mauvaise époque, dans un monde trop peuplé pour pouvoir briller, dans un monde où on a déjà tout écrit, tout lu, tout découvert, tout conquis. On est plus que des robots bancals parmi d'autres, nos vaines tentatives de s'individualiser ne sont que des remous qui s'évanouissent dans le vacarmes des autres. Les vrais idéaux ont disparu, les nouveaux n'ont plus de sens, plus que des automates décadents qui sillonnent les rues, tout est plus facile quand on est con. Alors enivrons-nous ! Rendons-nous stupides ! Oublions nos ambitions ! Brûlons notre âme ! Réduction cérébrale pour mieux rentrer dans le moule, suicide mental à 17 ans, heureusement que l'adolescence ne dure pas longtemps !
Days To Come
Inconcevable. Inconcevable que d'ici quelques mois j'aies choisi ce que je vais faire de ma vie. Tout autant inconcevable que finir informaticien derrière un écran toute ma vie, et tout autant inconcevable que je puisse vivre juste en faisant des sons étranges avec un ordinateur. Tout s'enchaîne trop vite, à ce rythme là, dans deux ans, je suis marié, avec 3 enfants -- ma religion me l'autorise, j'ai de l'embonpoint, des t-shirts moches, une voiture en leasing, des problèmes d'érection, et du Xanax tous les matins. J'veux pas grandir, j'veux arrêter le temps, j'veux être adolescent éternellement, j'veux rester en été, j'veux rester amoureux, j'veux pouvoir me cacher sous les draps quand ça va pas. Merde, tout me file entre les doigts.
Cinnamon girl makes my soul swirl
Vivre l'instant présent, arrêter le temps, fuire la réalité sous les draps, resserrer mes bras autour de toi.
Tunnel Music
Relents psychotropes, redéfinition de l'improbable, nonscience indéterministe, muses éphémères, tourbillons attractifs, on vit pour la belle jeunesse gâtée qui paie sa drogue avec l'argent des parents, la belle jeunesse orgueilleuse qui danse.
My Joints Mix vol.1
Mes sens dansent sur un vinyle censé s'en sortir mais je vais dans le mauvais sens, les sons me saisissent, je suis sonné.
Got my favourite / Dressed to digress / Magnet
Mal de ventre latent, odeur de fumée froide, paquets de cigarette vides, esprits embrumés, café, musique, on s'éveille sur la terrasse au soleil. Deux junkies avides d'irréel, explorateurs excentriques, des fous sur l'autoroute. On roule à contre-sens, on roule sans regarder devant, on roule tant qu'on peut appuyer sur la pédale, on roule tant qu'on a pas traversé le pare-brise, on roule tant que l'adrénaline s'enfuit, toujours plus vite, à quand le mur ?
Walkin' with a ghost
Ivresse latente du jeudi matin, études touristiques, encore une demi-heure avant le bus, qu'est-ce que je vais faire de ma vie.
Ship of fools
Bateau d'idiots, dieu sait ou je me suis embarqué, escalade de notes, epilepticojouissement musical, je rythme je rythme. Rythme de notre jeunesse, à coup d'alcool et de médicaments, tu sais que je l'aime comme ça la vie. Je l'aime à mourir, vieux relents de chanson francaise quand même. Des toxicomanes sur un banc, ouais. On s'illusionne mais on vit, j'aimerai vous faire sentir ça, comme je sens ce doux sentiment violent qui me retourent les dents. On y arrivera jamais de toute façon, on sera mort avec notre jeunesse avant. Je m'égare, j'aime les gares, je suis hagard.
On s'arrête pas là, c'est le pays des chauve-souris.
Reflets
Je vois tes yeux au fond des siens; j'y vois mon éternelle obsession qui vient s'échouer sur les plages de notre amitié; j'y vois mon transfert d'un soir sombrant dans l'abîme insondables de mon inconscient - je vampiriserai quelqu'un d'autre la prochaine fois; j'y vois ma frustration, mon immobilité, mon manque de confiance; j'y vois ses espoirs morts-nés, une relation avortée, sa déception future, merde, le foetus est déjà mort.
Bitte zuruck bleiben, vorsicht an die Türe
Reculez s'il vous plait, reculez putain, attention à la fermeture des portes, ATTENTION À LA FERMETURE DES PORTES. Je sais pas de quel côté me mettre, et elles vont se refermer sur moi. Coincé, déchiré, finalement je ne partirai nulle part, je bloquerai la ligne et j'irai prendre le métro ailleurs. Nostalgie münichoise.
J'ai peur
J'ai peur de ne pas réussir mon année, de rater ma vie, de ne pas faire ce que je veux, de gâcher le temps, de ne pas y arriver, de lâcher avant, de finir caissier, de manger des pâtes, de la routine, de finir par me suicider, de devenir aveugle, d'avoir 17 ans, de rater la marche, de decevoir, de voir les choses en face, des insomnies, des seringues, de demain, de mon père, de mes amis, des jeunes, des vieux, des autres, des gens, de la paranoïa, de mon cerveau, de moi, du cancer des poumons, de ne pas pouvoir m'arrêter, de l'overdose à 19 ans, de perdre le contrôle.
T'enflamme pas pétasse, tu sais moi j'te trouve vraiment classe.
Froide voix féminine et tremblotante, paroles brutes, synthétiseurs apathiques, rythme binaire, en boucle, j'ai l'impression d'entendre l'écho de ma propre vie. Le clavier mange mes doigts, puis mes bras, et ensuite je ne me rappelle plus, mais ça fait mal. J'ai l'impression que mes mots perdent leur sens avant même d'atteindre le statut de petit bloc pixellisés, mais mes neurones ivres ne sont plus objectifs. Do you feel real ? Moi pas trop, mais peut-être que la matrice est en panne aujourd'hui. Allez rebranchez moi, c'est plus très drôle.
Repeat One.
Je presse le temps de s'écouler bien qu'il me soit si précieux, je fuis. La routine, Paris, la Belgique, le passé, mon futur. Oppressant fardeau du temps et fantômes décadents, âcres fumées dévastatrices planant dans ma tête béante.
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